Les larsens, la fureur, le bruit, la sueur. Certainement ce que je préfère... Pourtant, à l'heure des enfants qui meurent entre les crocs de bêtes qu'on utilise comme des jouets, où ça saute un peu partout et où ça s'octroie du 140% d'augmentation quand tout un peuple misère au smic, je me suis dit qu'un peu de volupté ne ferait pas de mal.
C'est au détour du sublime film "this is england" qui narre les manques de repères d'une jeunesse Anglaise en plein doute sous Thatcher, l'avènement des skinheads et la montée du racisme où il fallait bien trouver quelque responsable à une morosité ambiante plus que palpable, que j'ai découvert l'artiste dont je vais vous parler. Visiblement, il est italien et c'est avec un de ses titres que ce film m'a complètement retourné. Quelques notes de piano, de la grâce à l'état pur, une émotion qui attrape aux tripes et qui vient nouer la gorge... Il m'a bien fallu vous faire découvrir ce que des doigts magiques peuvent faire sur quelques touches blanches et noires... Point de fioritures, point d'accords faciles, point de tape à l'oeil, une simplicité qui va droit au coeur.Un peu de beauté, de volupté, de douceur dans ce monde où les sifflement des balles fauchent des enfants et où les 3-8 des usines en rendent certains fous et sourds. Il n'y a que la musique pour faire ça. Ah oui, j'oubliais, il s'appelle Ludovico Einaudi.


