Un peu de volupté


Les larsens, la fureur, le bruit, la sueur. Certainement ce que je préfère... Pourtant, à l'heure des enfants qui meurent entre les crocs de bêtes qu'on utilise comme des jouets, où ça saute un peu partout et où ça s'octroie du 140% d'augmentation quand tout un peuple misère au smic, je me suis dit qu'un peu de volupté ne ferait pas de mal.

 

C'est au détour du sublime film "this is england" qui narre les manques de repères d'une jeunesse Anglaise en plein doute sous Thatcher, l'avènement des skinheads et la montée du racisme où il fallait bien trouver quelque responsable à une morosité ambiante plus que palpable, que j'ai découvert l'artiste dont je vais vous parler. Visiblement, il est italien et c'est avec un de ses titres que ce film m'a complètement retourné. Quelques notes de piano, de la grâce à l'état pur, une émotion qui attrape aux tripes et qui vient nouer la gorge... Il m'a bien fallu vous faire découvrir ce que des doigts magiques peuvent faire sur quelques touches blanches et noires... Point de fioritures, point d'accords faciles, point de tape à l'oeil, une simplicité qui va droit au coeur.Un peu de beauté, de volupté, de douceur dans ce monde où les sifflement des balles fauchent des enfants et où les 3-8 des usines en rendent certains fous et sourds. Il n'y a que la musique pour faire ça. Ah oui, j'oubliais, il s'appelle Ludovico Einaudi.

vendredi 02 novembre 2007 20:42


Opposite 2..


Après quelques temps de mutisme où j'ai laissé mon horizon voguer à quatre vents, me revoilà en compagnie d'un petit article concernant une des valeurs sûres du rock Français: les burning heads...

 

Pour les néophytes, ces orléanais ont depuis un bon quinze ans écumé toutes les scènes de France et D'Europe, distillant un punk mélodique d'une rare puissance. La particularité qu'ils ont est qu'on découvre chez eux une constante volonté d'évolution dans leur son, qui s'est matérialisée par des disques ou des collaborations électro comme les parisiens de La Phaze.

 

Après une tournée au Japon, les Burning Heads nous reviennent en très grande forme avec "Opposite 2", treize titres dévastateurs où on se surprend tantôt à remuer la tête sur les passages reggae, tantôt à penser sur ceux plus mélodiques. Il ressort de l'ensemble une homogénéité remarquable, chaque titre apportant sa pierre à l'édifice, avec une identité originale. Ils réussissent là le gros exploit de mêler rock, dub, reggae avec un son qui frise la perfection. Je vais donc vous joindre un petit morceau de cet album pour que vous vous fassiez une idée, même si c'est difficile à choisir car tous les titres envoient du bois!Pour ceux qui croient que le Rock c'est Kyo,Steef EStatoff ou Tokio Hotel, c'est par ici...

mardi 18 septembre 2007 11:52


Premier envol...

A l'heure où toute forme musicale qui se respecte se doit d'être bien formatée en maximum trois minutes pour avoir les honneurs de M6 ou de TF1, certains croient encore au cousu main, au boulot fait de chez soi, le nez dans le guidon, le coeur à découvert...

 

Certains encore, dans la pénombre d'une chambre tamisée se laissent aller à créer des univers oniriques où la gravité côtoie la tendresse et la joie, où l'enfance fraye avec la dureté de l'âge adulte, pour, à l'arrivée, créer un OMNI (objet musical non identifié). Ils arrivent même à faire tomber les codes qui sont censés les enfermer dans de belles cases soigneusement étiquetées pour eux...

 

C'est le cas de ce petit gars de Chartres qui répond au nom évocateur de Syrano, qui au lieu de tomber dans le cliché facile du "gling gling", des pétasses dénudées et des rimes pathétiques cisèle ses textes comme le ferait un Renaud ou un Jacques Brel, y ajoutant cette force de celui qui croit en ce qu'il raconte, les mains ouvertes et les yeux fermés. Son "dans ma bulle" n'est pas signé chez Sony et ne passe pas en boucle dans toutes les cours de récré, pourtant il reflète à merveille l'enfance et est un hymne à l'espoir. Sa "ficelle" parle avec pudeur de cette grave maladie qu'est l'anorexie. Il se déplie sur scène dans un univers théâtral impressionnant et qui se révèle être son terrain de jeu, au moins aussi maîtrisé que ces visuels teintés d'Arlequins et de Tim Burton qui peuplent le magnifique digipack de son album "Musiques de Chambre". Premier coup de projecteur sur un artiste qui à défaut d'être un pur produit marketing deviendra certainement un essentiel. C'est tout le mal qu'on lui souhaite. En attendant on peut toujours le rejoindre par ici:

 

www.syrano.net

www.myspace.com/syranosurlenet

 

A tout bientôt les musicophiles...

samedi 30 juin 2007 02:53



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